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Don d’ovocyes

Certains couples n’arrivent pas à avoir d’enfant que ce soit naturellement ou par aide médicale à la procréation. Ils ont parfois subi plusieurs échecs de fécondation in vitro. Dans certains cas, la femme ne produit que très peu d’ovules (ovocytes) voire plus du tout (insuffisance ovarienne prématurée). Parfois, ce sont les échecs des tentatives d’AMP qui laissent à penser que les ovocytes sont de qualité altérée.

 

Cela peut s’expliquer par une maladie génétique, un traitement médical (chimiothérapie, radiothérapie, etc.) ou encore un traitement chirurgical (chirurgie de kystes ovariens ou d’endométriose). Mais le plus souvent aucune cause n’est retrouvée.

Dans toutes ces situations, les couples peuvent alors bénéficier d’un don d’ovocytes.

 

Ce don d’ovocytes peut aussi concerner les couples à risque de transmettre une maladie génétique susceptible d’être transmise par l’ovule. En particulier, si le diagnostic préimplantatoire n’est pas envisageable d’un point de vue technique ou en cas d’échec de ce dernier, le don d’ovocyte pour éviter le risque de transmission de cette maladie.

 

La pénurie de donneuses d’ovocytes en France explique les délais relativement longs pour pouvoir recevoir un don (1.5 à 5 ans selon les régions et selon l’origine ethnique de la receveuse). Dans tous les cas le transfert des embryons issus du don devra se faire avant la date anniversaire des 43 ans de la receveuse.

 

Donneuse

 

Selon la législation française, le don est anonyme et gratuit. Toute femme majeure de moins de 37 ans en bonne santé avec ou sans enfant peut y prétendre. Toute la procédure est prise en charge à 100%. Par ailleurs, les femmes sans enfant pourront conserver des ovocytes si elles le souhaitent pour un usage ultérieur.

La donneuse devra obligatoirement rencontrer au cours de son parcours différent professionnels de santé : un gynécologue, un psychologue, un généticien et un biologiste de la reproduction. Ces consultations permettront d’évaluer l’état de santé de la donneuse par l’étude de ses antécédents personnels et familiaux et d’expliquer ce qu’est le don d’ovocytes, sa procédure ainsi que ses rares effets indésirables. Un examen échographique pour évaluer la réserve ovarienne et des examens biologiques (bilan hormonal, sérologies et caryotype (examen génétique)) seront également effectués. Si la patiente est éligible, une demande prise en charge à 100% sera remise.

Une stimulation ovarienne d’une durée d’environ 10-12 jours devra être réalisée chez la donneuse. Elle est similaire à celle habituellement pratiquée pour les patientes en parcours de FIV. Elle aboutira à la ponction ovocytaire sous anesthésie locale ou générale. Les ovocytes obtenus seront confiés au laboratoire en vu soit d’une congélation par vitrification pour un don ultérieur soit d’une fécondation in vitro avec le sperme du conjoint (préalablement congelé) de la patiente receveuse.

 

Couple receveur

 

Le couple devra obligatoirement rencontrer au cours de son parcours différent professionnels de santé : un gynécologue, un psychologue, un généticien et un biologiste de la reproduction. Cette consultation permettra d’évaluer l’état de santé du couple receveur par l’étude de leurs antécédents personnels et familiaux et d’expliquer ce qu’est le don d’ovocytes et sa procédure. Des examens seront réalisés afin d’évaluer si la receveuse peut bénéficier d’un don d’ovocytes (prise de sang, échographie pelvienne et éventuelle consultation avec un médecin spécialiste en fonction des antécédents personnels). Les caractéristiques physiques de la patiente seront notées afin de pouvoir réaliser l’appariement avec la donneuse (couleur de la peau, des yeux, des cheveux). Un rendez-vous avec le Tribunal de Grande Instance devra être organisé afin d’en obtenir l’accord.

La patiente recevant les ovocytes devra bénéficier d’une préparation utérine avant de replacer les embryons issus de la FIV entre l’ovocyte de la donneuse et le sperme du conjoint de la patiente receveuse. Ainsi, un traitement hormonal par estrogènes per os (voie orale) ou par patch voire par voie vaginale sera administré afin de faire proliférer la muqueuse utérine (endomètre). Un seul contrôle échographique et sanguin (dosages hormonaux) suffira le plus souvent à vérifier la bonne épaisseur de l’endomètre pour accueillir l’embryon. Un traitement par ovules ou injections de progestérone sera alors nécessaire en complément des estrogènes pendant 2 à 5 jours, ce qui permettra ainsi le transfert embryonnaire. Ce traitement hormonal devra être poursuivi plusieurs semaines en cas de grossesse.

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